Athènes antique en deux jours, c’est possible !

athenesAthènes, capitale de la Grèce, ne ferait rêver que par son Acropole. Du moins, c’est ce que pense une grande partie des touristes. Certes, ses immeubles un peu défraîchis pourraient rebuter certains mais les merveilles patrimoniales dont regorge la ville font vite oublier ce paysage urbain. Si comme moi vous êtes féru d’histoire antique, de mythologie et d’archéologie, c’est la ville à ne pas manquer !

Hébergement

Pour l’hébergement, notre choix s’est porté sur l’Hôtel Tony. Le principal atout de cet hôtel réside dans sa proximité avec l’Acropole et la station de métro Syngrou Fix (ticket de métro : 1,40€). L’autre avantage de cet hôtel est que les chambres sont équipées d’une kitchenette. Attention, cependant, celle-ci ne se compose que d’un évier, un frigo et un micro-onde. Pas de quoi se faire cuire un steak, donc… mais cela permet au moins de stocker au frais les litres d’eau que vous aurez acheté en vue de vos escapades dans la ville (oui à Athènes au mois d’août, il fait chaud… très chaud!).

Pour se restaurer, la personne de l’accueil nous a conseillé le Kalamaki bar qui est une très bonne adresse pour manger de la cuisine grec copieuse (il s’agit presque d’un pléonasme quand on parle de restaurant grec) et à moindre coût. Nous y sommes allés deux soirs et n’avons pas été déçus.

En vadrouille

Il est important de savoir que les meilleures heures pour faire des visites sont celles du matin. La première raison, qui n’est surement valable qu’en été, est qu’il fait très (très) chaud passé 11h du matin et ce jusqu’en fin d’après-midi. La deuxième raison moins subjective est que certains sites archéologiques ferment à 15h ce qui limite considérablement le temps disponible à la visite.

Jour 1

Athènes, relève de la garde, août 2016
Athènes, relève de la garde, août 2016

Folklore oblige, la première chose que nous aillons vu est la relève de la garde sur la place Syntagma! Tous les jours et toutes les heures, les gardes présidentielles se relèvent devant le Parlement. Mais comme nous sommes arrivés un samedi soir, c’est le dimanche matin à 11h que nous avons décidé d’en profiter. En effet, c’est le seul moment de la semaine où les gardes remontent l’avenue Vasilissis Sofias en direction de la place Syntagma en fanfare. Le spectacle (car il s’agit bien de cela) est assez impressionnant.

Une fois la « cérémonie » terminée, ce fut l’occasion de faire un tour à l’ombre des arbres du jardin national d’Athènes aussi connu sous le nom de jardin Amalia qui est un parc public situé derrière le Parlement. En le traversant presque de bout en bout, on se retrouve à deux pas du Stade panathénaïque qui fut rénové en 1896 pour accueillir les premiers jeux olympiques modernes.

En contournant le jardin vers l’ouest, nous avons pu admirer l’Olympeion ou temple de Zeux olympien. Comme la plupart des sites grecs, il ne reste presque rien de ce qui devait être un temple majestueux hormis 15 colonnes fièrement debout. C’est aussi le moment de sortir le porte-monnaie. En effet, à l’entrée du site, il est possible d’acheter un billet combiné (20€, gratuit pour les étudiants) qui permet d’accéder à l’Acropole, l’ancienne Agora, l’Agora romaine, la bibliothèque d’Hadrien, l’Olympeion (bien sûr) et bien d’autres sites et musées. Juste à côté du temple de Zeus se trouve la porte d’Hadrien.

Notre escapade nous a ensuite mené par la rue Lisakratous au Monument chorégique de Lysicrate. Bien que ce monument commémoratif fasse une dizaine de mètres de hauteur et que son histoire mérite d’être connu, il ne s’agit pas du site le plus intéressant de la ville et vous pourriez passé devant sans vous en apercevoir. Il marque toutefois l’entrée du quartier Pláka dans lequel il est agréable de déambuler et faire du shopping. En effet, il s’agit du quartier le plus ancien mais aussi le plus touristique de la ville (nous y sommes restés que très peu de temps).

A la recherche de l’ancienne université d’Athènes, nos déambulations nous ont mené dans les petites rues situées au pied de la colline de l’Acropole. Il s’agit de petites rues très typées avec des maisons recouvertes de chaux et de petites églises orthodoxes en pierres et briques, vraiment intéressantes. Nous sommes ensuite redescendus vers l’Agora romaine dont il ne reste presque rien hormis la tour des Vents et avons continué notre route jusqu’au quartier Monastiraki et son marché aux puces. Cet endroit regorge de boutiques d’antiquaires et de marchants ambulants mais aussi de tavernes et de petits bars à jus de fruits très appréciables en été.

Juste à côté de ce quartier se tient l’Agora d’Athènes. Entre son immense stoa (première galerie marchande sous arcades!) qui abrite le musée de l’Agora, l’église des Saints-Apôtres aux fresques byzantines et le temple d’Héphaïstos (temple le mieux conservé de Grèce), ce site archéologique mérite amplement d’être visité.

Jour 2

Ayant déjà bien écumé la capitale, le deuxième jour de visite fut plus light. Nous avons commencé la journée par le site de la bibliothèque d’Hadrien situé tout à côté de l’Agora d’Athènes. Nous n’avions pas pu le faire la veille car celui-ci fermait à 15h. Cette immense édifice abritait une grande bibliothèque mais aussi des salles de danses et de conférences.

Nous sommes ensuite partis à l’ascension de l’Acropole (enfin!). Pour les plus courageux, un promontoire rocheux en amont du site permet d’avoir une vue panoramique sur la ville d’Athènes et l’Acropole.

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Vue panoramique d’Athènes, août 2016

Pas besoin de passer à la billetterie et heureusement car l’affluence peut y être énorme. La montée vers l’Acropole est assez rude et parfois les marches peuvent être glissantes. Il vaut mieux privilégier les chaussures de marche aux tongs (eh oui, on n’est pas à la plage!) et ne pas oublier ni sa casquette ni sa bouteille d’eau. Le site est encore en restauration mais il laisse imaginer la majesté que fut l’Acropole il y a 2500 ans.

Pour pouvoir admirer les statues et objets retrouvés sur le site, nous sommes allés visiter le musée de l’Acropole (5€, gratuit pour les étudiants). Les sacs à dos et appareils photo n’étant pas autorisés dans le musée et devant rester au vestiaire, nous n’avons aucune vue de l’intérieure. Toutefois, cet édifice récent est très bien agencé et très spacieux (quand on ne commence pas la visite à contresens…). Petit plus : à l’entrée, le sol en plexiglas laisse voir les vestiges d’un ancien quartier découvert pendant les travaux.

Nous avons fini cette visite d’Athènes par le musée national d’Archéologie (10€, gratuit pour les étudiants). Ce musée abrite la plus grande et la plus belle collection d’artefacts de l’Antiquité grecque du monde et permet d’appréhender l’histoire du pays. Bien que le musée soit immense, il possible de faire un tour des collections et voir les pièces les plus importantes comme le masque d’Agamemnon, la statue de Zeus (ou Poséidon) ou encore les fresques minoennes en deux ou trois heures.


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